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LINportant soutient l’appel aux couturiers solidaires organisé par le groupe BOLDODUC.

Il s’agit pour ceux qui disposent d’une compétence en couture et d’une machine à coudre de réaliser des masques pour aider les professionnels de santé à faire face à la pénurie.

Boldoduc a :

  • réalisé et fait approuver par les autorités compétentes un modèle de masque et sa composition textile
  • prends en charge la distribution de kits (tissus certifiés, modèle, mode opératoire) aux particuliers et professionnels qui souhaitent participer
  • prends en charge la réception, le lavage et la distribution des kits, en lien avec les professionnels de santé

Si

  • vous avez chez vous une machine à coudre (a minima point zig-zag ou surjeteuse) et la compétence suffisante pour coudre des masques de bonne qualité
  • disposez de suffisamment de temps pour coudre 260 masques en quelques jours
  • n’êtes pas atteint par le COVID-19 respectez les gestes barrière (sinon, merci de prendre soin de vous et de ne mettre personne en danger, même si les masques seront lavés avant emploi)

Alors contactez-nous pour que nous transmettions, ou contactez directement l’équipe Boldoduc

Ils vous enverront des kits pour faire 260 masques (ou plus), dont 10 que vous garderez et porterez (plus on sera nombreux à porter des masque, plus ceux qui sont malades -sans le savoir le plus souvent- seront incités à en porter) et 250 que vous renverrez contre un paiement de 0.4€ par masque que vous pourrez recevoir ou offrir à une oeuvre selon votre choix.

LINportant partenaire du salon MIF Première Vision

LINportant partenaire du salon MIF Première Vision

Du 1er au 2 avril au Carreau du Temple

LINportant est sur Le Boudoir numérique

“LE LIN RACONTE L’HISTOIRE COLLECTIVE DES SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS”

La coopérative française LINportant, créée en novembre dernier, s’est donnée pour mission de cultiver une fibre de lin bio made in France pour fabriquer des T-shirts respectueux de l’humain et de l’environnement. Son directeur général Paul Boyer, rencontré lors du salon Avantex dédié à l’innovation textile, en dit plus long au Boudoir Numérique sur ce projet qui débouchera, en juin prochain, sur l’ouverture d’une usine, près de Caen.

Par Ludmilla Intravaia

Le Boudoir Numérique : Vous avez lancé votre projet LINportant, le 14 novembre dernier. De quoi s’agit-il ? 

Paul Boyer, directeur général de LINportant : Nous sommes une société coopérative associant l’ensemble des acteurs de la filière lin, pour la fabrication locale de T-shirts en lin bio. La France est le leader mondial de la production de lin, la fibre textile la plus écologique, si on la compare, par exemple, avec le coton OGM, bourré de pesticides ou au synthétique. Le coton bio est déjà une bonne réponse à l’impact environnemental significatif de l’industrie de l’habillement. Mais le lin permet d’aller plus loin par sa dimension locale, le territoire dans lequel il est historiquement ancré, ce terroir de la grande Flandre, depuis la Normandie et Bayeux, jusqu’à Amsterdam, ce nord-ouest de la France caractérisé par un climat tempéré et humide, favorable au lin. Le miracle normand, en somme. Nos fibres naturelles locales sont cultivées en agriculture biologique, ce qui participe à minimiser l’impact environnemental et à inciter les agriculteurs du bassin linier à se convertir au bio. LINportant s’appuie sur un collectif qui va de l’agriculteur, aux industriels de la transformation textile, filature, tissage, tricotage, ennoblissement, etc., jusqu’à la distribution de mode et aux acteurs de la société civile, bref de la fibre qui pousse dans le champ jusqu’au vêtement dans sa garde-robe, pour la valorisation des circuits courts de proximité, le développement des savoir-faire de tradition et des emplois locaux.

A qui s’adresse votre production de T-shirts ? 

Sauf exception, nous ne nous adressons pas aux particuliers mais aux professionnels à qui nous vendons nos T-shirts en grande série. Nous sommes une coopérative d’intérêt collectif, un acteur de l’économie sociale et solidaire. Le but de notre projet n’est pas de tirer profit d’une opportunité commerciale pour s’enrichir mais de créer une entreprise rentable, dont la mission est de renforcer la filière lin avec un acteur industriel solide. Aujourd’hui, un T-shirt fabriqué en grande série en France, celui qui sera porté par Monsieur et Madame Tout-le-Monde, ça n’existe quasiment pas. En tant que fabricant, nous pouvons offrir cet-outil-là, pour proposer aux marques la fabrication de leurs modèles en lin bio made in France. Un produit transparent, dont elles sauront qui l’a produit, comment et où, tout simplement parce qu’elles pourront rencontrer tous les acteurs de notre filière, leur parler, échanger avec eux et, finalement, participer collectivement à un projet qui redonne du sens au vêtement.

Sentez-vous que le public réagit positivement à votre initiative ? 

Quand j’ai commencé dans la mode éthique, en 2003, avec une marque de coton bio, les gens me disaient : ça ne se mange pas le coton, pourquoi ça devrait être bio ? Le public n’était pas très sensibilisé à cette problématique, il en était même très, très loin. Je dirais qu’aujourd’hui, on en encore assez loin mais on a passé un seuil, celui où quand quelque 10% de la population partage une idée, cette dernière est en route et on ne pourra plus l’arrêter. A l’heure actuelle, plus de 10% de la population regarde l’étiquette des vêtements, ce qui est très important car ils nous définissent, nous et nos valeurs. On n’est pas la même personne quand on revêt l’uniforme du pompier, la blouse de l’infirmière, un costume en polyester ou quand on met un T-shirt en lin, dont on sait qu’il a été cultivé en Seine-Maritime, près d’une plage de galets par un paysan à qui on aura aussi acheté le fromage bio de ses vaches nourries sur les mêmes champs. Le lin raconte une histoire émotionnelle qui donne envie, l’histoire collective des savoir-faire français, dont nous sommes fiers, une histoire qui ne se raconte que chez nous.